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orangerJour 1 (20/02) : (météo : dégagé à Marrakech, pluie à Imlil) Arrivée au Maroc et dans le Haut Atlas.
Départ de Toulouse à 6h20 pour Casablanca et Marrakech (merci à Sylvain pour nous avoir emmenés à l'aéroport à 4h du mat). Après une petit négociation, un taxi accepte de nous conduire jusqu'à Imlil pour 450dh. Premiers contacts avec les Marocains et premières vues sur les contreforts du Haut Atlas : superbe. Arrivée à Imlil, on est abordé par Lahcen, un guide qui nous propose de dormir chez lui (30dh/pers), on goûteà l'hospitalité berbère qui ne faillit pas le moins du monde à sa réputation ... premier whisky berbère (Thé à la menthe). Première journée bien remplie, avant de se coucher, on arrange avec Lahcen une mule pour le lendemain.mule

Jour 2 (21/02) : (météo : beau jusqu'à Sidi Chamarouch, puis neigeux jusqu'au refuge) Montée au refuge.
Après avoir chargé la mule, début de la montée au refuge avec les affaires de la semaine, le portage avec la mule s'est bien passé (sac léger, soleil et muletier très sympa). A mesure que l'on approche de Sidi Chamarouch, la neige se fait de plus en plus présente, finalement un peu au-dessus de Chamarouch on doit chausser les skis (vers 2400m) ça veut dire 800m de dénivelée jusqu'au refuge avec tout le bordel sur le dos ... en plus le mauvais temps nous a pris de suite. Visibilité très très moyenne, environ 100m devant et 100m derrière, heureusement par moment on devine un sentier d'été, et délivrance quand on a aperçu le refuge au milieu du brouillard.

Jour 3 (22/02) : (météo : grand beau) Akioud (4030m)
akioudSuper, le ciel s'est complètement dégagé, on décide de partir pour l'Akioud en se disant qu'on y sera sans doute seul (un groupe d'Italiens et un groupe de Suédois au refuge). Une fois les renseignements pris auprès du gardien, on chausse et c'est le début de la montée. Arrives devant un goulet, on préfère l'éviter en passant sur le dessus de la bosse juste à cote. En haut on s'aperçoit que finalement les Italiens et les Suédois ont suivis nos chutetraces ... et tout le monde se retrouve au même endroit ... super nous qui voulions être tranquille ! On poursuit en traversée sur les pentes Nord, pendant que les Suédois optent pour les pentes Sud (coupées par un certain nombre d'avalanches...) et tous groupés qui plus est ! Continuant notre bonhomme de chemin, on arrive au pied du petit couloir sous la selle, la pente se redresse et la neige semble un poil plaquée, on monte doucement et bien espacés sous l'oeil attentif des Italiens qui attendaient de voir si on allait se faire embarquer par une avalanche. Finalement ça tiens et nous voila a la selle (3900m), on chausse les crampons et on se lance sur la dernière partie, après avoir indiques aux Italiens qu'ils s'étaient plantés de sommet : non ils n'etaient pas en train de faire le Timesguida mais bien l'Akioud ! (ah les boulets) Sinon le sommet était très joli : ski jusqu'au col à 3900 puis crampons pour 150m (et un 4000, un !). Descente un par un dans le petit couloir (on est jamais trop prudent) suivi de jolies courbes entrecoupées de pauses photos et de quelques chutes (je parle pour moi ;-), Anne et Seb ne tombent jamais !).

Jour 4 (23/02) : (météo : grand beau) Ras N'Ounouakrim (4083m)
couloir NE"ti tourne après la butte et y'a un goulet et le couloir c'est là" merci le gardien pour ce topo si précis mais finalement si clair ! Encore une belle journée, on décide de partir pour le Ras N'Ounouakrim et le Timesguida. On passe la vallée de l'Akioud en poursuivant en direction du Tizi N'Ouagane ... damned on est pas tout seul, encore les Suédois, mais qui semblent décidés pour la voie normale par le Tizi N'Ouagane, alors que nous avons opté pour l'ascension par le couloir NE. Petit goulet étroit jusqu'à l'attaque du couloir, où l'on chausse les crampons et c'est skis sur le sac que nous poursuivrons jusqu'au sommet en se relayant pour faire la trace. Arrivés au sommet, on estime le Timesguida trop loin pour l'enchainer et nous préférons nous attaquerà la descente par une belle arête, où Seb n' était pas tel un éterlou avec ses skis sur le sac - superbe course et très variée techniquement - ski, couloir, arête et un temps toujours aussi magnifique.cascade

Jour 5 (24/02) : (météo : neige, beaucoup de vent) Cascades de glace.
Merde il fait un temps de chiotte ! conséquence : le gardien nous file deux broches à glace supplémentaires et c'est parti pour une cascade ! On est rapidement rejoins par un groupe d'Oloronnaiss. On équipe 2 cascades. Cascade de glace au maroc - très sympa, encore plus exotique que le ski de rando.

Jour 6 (25/02) : (météo : couvert, neige) Les Clochetons.
Depuis le début de la semaine, on en entends parler de ces clochetons, soit disant la meilleure descente du massif ... mais c'est quand qu'il refait beau ? Finalement, on se décide à sortir en suivant le petit groupe d'Oloronnais en direction des clochetons, ils nous ont d'ailleurs fait de bien belles traces ... mais face au temps qui se gâte, on fait demi-tour un peu en-dessous du col en plein brouillard : super neige mais descente au radar ! et puis dans le bas, la visibilité s'améliore et le bas de la pente est excellent et c'est alors une débauche de petits virages suivant les premières traces de nos nouveaux amis. Même Seb, qui d'habitude est réservé dans les petits goulets, attaque à fond. De retour au refuge, c'est Jungle Speed avec les gardiens, et guides Marocains. Il fera beau demain, Inch'Allah...

Jour 7 (26/02) : (météo : couvert, brèves éclaircies, tempête de neige au sommet) Toubkal (4165m)
toubkalDécidément non ... le beau temps n'est toujours pas revenu, mais bon on va quand même y aller à ce Toubkal, c'est notre dernier jour ! Après une erreur d'itinéraire que l'on paye par une traversée à pied, ski sur le dos, on rejoins la voie classique (un petit peu avalancheuse) où les Suisses et un autre groupe de Francais se suivent collés les uns derrière les autres ... on reste devant (sait-on jamais ...). Arrivés au col, le beau temps n'a fait qu'une maigre apparition, et le mauvais arrive, on laisse les skis et nous partons à pied à l'assaut du sommet. Après je ne sais combien de temps d'effort, nous voilà dans la tempête (vent et neige), à 50m du sommet on échange les gants avec Seb (j'avais mes grosses moufles Ortovox), ses doigts commençaientà geler...(il parait que son majeur de la main droite est encore douloureux aujourd'hui...5 jours après !). Finalement nous atteignons le sommet et son curieux quadripode, une photo rapide, il y a même un anglais qui se propose pour faire la photo, et nous redescendons rapidement ! Retour au refuge après une descente sans trop de visibilité, mais dans de la bonne neige.

Jour 8 (27/02) : (météo : beau) Clochetons et descente sur Imlil.
seb clochetonsC'est le départ mais le beau temps est revenu, v'la une occasion de skier de la poudre, on repart donc en direction des clochetons et ... descente de rêve ! (pour Seb, une descente d'anthologie, si vous le croisez il vous en parlera sûrement :-), remarque que c'est très certainement une de mes plus belles descente aussi !) Personne à l'horizon, neige stable et grosse poudre en surface ! çà godille à bloc même en télémark, si si je vous assure ! Retour au refuge, le temps qu'on fasse nos sacs, les gardiens ont empruntés nos skis, histoire de profiter aussi de la bonne neige, et puis c'est le départ, on entame la descente vers Imlil (un peu long : tout en traversée).

Jour 9 (28/02) : (météo : beau) Marrakech.
koutoubiaRetour sur Marrakech -"arnakech" comme disent les Berbères. Visite de la place Djema El Fna, des souks, un marché dans une petite rue, retour sur le place le soir où on bouffe et on boit local (même pas malade, enfin si un peu sebavec le thé rouge ... un thé très épicé qui finalement brûle un peu l'estomac...)

Jour 10 (29/02) : (météo : beau) Zone de Transit de Casablanca, retour Toulouse.
7h d'attente à Casablanca en zone de transit, on tourne un peu en rond, après avoir mange une maigre pitance dans le self, on visite les échoppes Duty Free aux prix scandaleux (12euros le petit pot de confiture d'abricot !), finalement on fini par fabriquer quelques ballons de baudruche que j'avais emmené qu'on donne aux gamins aux alentours. Anecdote : on a failli paumer deux paires de skis sur la route en allant à l'aéroport de Marrakech, ils sont tombés du taxi ! cette andouille de chauffeur ne les avaient pas attachés sur la galerie ! on l'a pas payé !

Voilà, fin du voyage ... (récit de Seb et moi)